L’histoire de l’automobile : de la vapeur à l’électrique (et un peu de rêve au passage)

Les débuts de l’automobile : vapeur et invention du moteur

Notre histoire commence en 1769, lorsque l’ingénieur français Joseph Cugnot construit un engin à trois roues capable d’avancer sans chevaux : le fardier à vapeur.
Qu’on se le dise, l’idée est tout bonnement révolutionnaire ! Pourtant, cet engin ne dépasse pas le 4 km/h ce qui veut dire que vous pourriez la dépasser à pied même sans forcer…)

Un siècle plus tard, les choses s’accélèrent :

  • En 1862, Alphonse Beau de Rochas invente le principe du moteur à combustion interne.
  • En 1876, l’Allemand Nikolaus Otto crée le premier moteur à quatre temps fonctionnel.
  • Et en 1886, Carl Benz dépose le brevet du premier véhicule à essence : la voiture moderne est née.

Ca n’est qu’à partir de cette fin XIXᵉ siècle que les voitures vont pouvoir dépasser les véhicules hippomobiles.

L’électrique : une idée bien moins neuve qu’il n’y parait !

Si je vous demande de me citer une voiture électrique, vous me répondrez : Tesla modèle S ou Renault 5 (si vous avez une fibre patriotique). Et si je vous disais que l’électricité n’a pas attendu le XXIᵉ siècle pour faire avancer une voiture ?

En effet, c’est en 1899 que l’ingénieur belge Camille Jenatzy entre dans l’histoire avec un véhicule électrique, La Jamais Contente.
Cette voiture révolutionnaire est la première automobile au monde à franchir la barre des 100 km/h, atteignant la vitesse record de 105,88 km/h. Pour rappel, les voitures de cette époque dépassaient à peine les 20 km/h

Sa forme d’obus et sa carrosserie en partinium (un alliage léger d’aluminium, de magnésium et de tungstène) lui offraient un profil aérodynamique unique.
Grâce à deux moteurs électriques de 25 kW, La Jamais Contente prouvait déjà que l’électricité pouvait rivaliser avec les moteurs thermiques.

Plus d’un siècle avant Tesla, Jenatzy montrait que la voiture électrique pouvait rimer avec vitesse, innovation et audace.

L’heure de la production de masse

La fin du XIXᵉ siècle marque les débuts de l’automobile telle qu’on la conçoit aujourd’hui, notamment avec l’invention de la boîte de vitesses à prise directe par un certain Louis Renault qui en a profité pour fonder la marque Renault en 1898.

Pourtant, ça n’est que 10 ans plus tard que la machine sera véritablement lancée. En effet, c’est en 1908 qu’Henry Ford lance l’un des modèles les plus célèbres de l’histoire la Ford Model T.
Grâce à la production en série, la voiture devient accessible au grand public : l’automobile quitte les salons d’ingénieurs pour entrer dans la vie quotidienne.

L’âge d’or des marques mythiques

Entre les années 1910 et 1960, l’automobile devient un symbole de prestige, de style et de performance.
C’est à cette époque que des marques légendaires naissent, portées par des fondateurs visionnaires. Voici une petite sélection, pas du tout subjective :

  • Alfa Romeo : Née en 1910 à Milan grâce à Alexandre Darracq et des industriels italiens. Un savant mélange de passion et de technique.
  • Maserati : Créée en 1914 à Bologne par les frères Maserati. Raffinée, sportive et intemporelle.
  • Jaguar : Fondée en 1922 par William Lyons. Élégance britannique et puissance maîtrisée.
  • Ferrari : Fondée en 1947 par Enzo Ferrari, passionné de course automobile et pilote Alfa Romeo. Icône de la vitesse et du prestige italien.
  • Lamborghini : Fondée en 1963 par Ferruccio Lamborghini, ancien fabricant de tracteurs. Son objectif : surpasser Ferrari avec des voitures audacieuses et puissantes.

Ces marques ont transformé l’automobile en une œuvre d’art mécanique, mêlant technologie et émotion.

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